📈 Indices CPB sur EEX : Un marché sous tension proche du prix de la pénalité
Les indices de prix des Certificats de Production de Biogaz (CPB) de février publiés par EEX révèlent une tendance claire : avec des valeurs tournant autour de 85 €/MWh, qui réflètent le marché primaire (et de 97€ sur CPB Market, qui reflètent le marché secondaire et inclue donc une prime de liquidité) nous nous rapprochons dangereusement du plafond de la pénalité réglementaire (fixée à 100 € par certificat manquant).
🔎 Pourquoi une telle tension sur les prix ?
Ce niveau de prix élevé n'est pas un hasard. Il est le reflet d'une phase de transition complexe pour la filière :
1️⃣ Changement de paradigme : L'arrêt des mécanismes d'Obligation d'Achat (OA) pour les installations de plus de 25 GWh au profit du dispositif CPB crée une phase d'ajustement.
2️⃣ Inertie de mise en œuvre : Le passage au nouveau dispositif nécessite un temps d'adaptation administratif et contractuel non négligeable.
3️⃣ Temps long de l'industrie : Construire et mettre en service un méthaniseur reste un projet de longue haleine, ce qui ralentit l'arrivée de nouvelles capacités sur le marché.
📊 Ce que disent les chiffres (Source : @GREENUNIVERS / Ministère de la Transition Écologique)
Les statistiques de fin 2025 confirment ce diagnostic de "goulot d'étranglement" :
📌 Ralentissement des raccordements : Bien que la capacité totale ait cru de 8% (15,5 TWh/an), la capacité raccordée sur l'année a chuté de 40% par rapport à 2024.
📌 Un paradoxe de croissance : La file d'attente explose avec 1 117 projets en attente (18,7 TWh/an, soit +28% en un an) mais ces volumes ne seront pas disponibles avant 12 à 24 mois.
📌 État des lieux : Sur les 803 installations en service fin 2025, seules 74 ont été raccordées durant l'année.
💡 L'analyse CPB Market : La rareté actuelle des certificats pousse les prix vers le haut. Si le réservoir de projets est immense, le défi reste l'accélération de leur mise en service pour répondre aux obligations de restitution et stabiliser le marché sous le seuil de la pénalité. Le marché secondaire est aujourd'hui un marché de rareté. Conséquence directe : Les fournisseurs "obligés" se disputent un gisement de certificats restreint pour remplir leurs quotas 2026. Cette pression acheteuse, combinée aux coûts de portage financier et aux frais d'intermédiation, pousse les prix vers le plafond des 100 €.
👉 Producteurs : C'est une période stratégique pour valoriser vos actifs sur le marché secondaire.
👉 Fournisseurs : L'anticipation est la clé pour éviter la volatilité des derniers mois de l'année.
#CPB #biogaz #climat #transitionénergétique #indices #biométhane #fitfor55 @EUROP'ENERGIES @Actu-Environnement @GREENUNIVERS @Gaz d'aujourd'hui
Voir sur LinkedIn